Recruter dans les énergies renouvelables et décarbonées est devenu l’un des principaux défis des entreprises du secteur. La demande de profils explose, l’offre de candidats expérimentés peine à suivre, et les meilleurs talents sont souvent déjà en poste. Ce guide employeur réunit tout ce qu’il faut savoir pour attirer, convaincre et fidéliser les bons profils, du cadrage du besoin jusqu’à la signature. Il vaut pour l’ensemble des énergies décarbonées, du solaire et de l’éolien au stockage et au nucléaire.
Pourquoi est-il si difficile de recruter dans les énergies renouvelables ?
La raison est structurelle. Le secteur croît beaucoup plus vite qu’il ne forme de nouveaux professionnels. Selon l’ADEME, l’énergie emploie déjà plus de 650 000 personnes en France et pourrait créer près de 100 000 postes supplémentaires d’ici 2030. Cette dynamique, confirmée par les chiffres du ministère de la Transition écologique, crée une tension durable sur les compétences clés. Résultat, recruter dans les énergies renouvelables demande aujourd’hui plus de méthode et d’anticipation qu’il y a cinq ans.
Quels profils sont les plus recherchés ?
La tension se concentre sur quelques familles de métiers : le développement de projet, la prospection foncière, l’ingénierie de raccordement, l’exploitation-maintenance et les profils financiers. Nous les avons détaillés dans notre panorama des 10 profils les plus recherchés des énergies renouvelables. Ce sont précisément ces postes qui demandent le plus d’efforts pour être pourvus.
La filière nucléaire et bas carbone connaît une tension d’une tout autre ampleur, avec 100 000 recrutements à réaliser d’ici 2035 et un pic d’activité en 2026. Les méthodes y sont sensiblement différentes : nous les détaillons dans notre guide du recrutement dans le nucléaire et dans notre panorama des 20 métiers en tension du nucléaire.
Quelles méthodes pour recruter ?
Trois grandes approches coexistent, et les combiner donne les meilleurs résultats.
L’annonce. Elle reste utile pour les profils juniors et les postes à forte visibilité, mais elle ne touche que les candidats actifs, soit une minorité du marché.
L’approche directe. C’est la méthode reine pour les profils rares, souvent déjà en poste et invisibles sur les jobboards. Nous lui consacrons un article dédié sur l’approche directe pour recruter en EnR.
Le cabinet spécialisé. Faire appel à un chasseur de têtes du secteur permet d’accéder à un réseau et à une connaissance fine des rémunérations et des acteurs, ce qui accélère et sécurise le recrutement.
Proposer une rémunération juste
Dans un marché sous tension, une offre mal calibrée fait fuir les candidats. Connaître les fourchettes réelles du marché est donc indispensable. Notre baromètre des salaires des énergies renouvelables donne les repères par métier et par niveau d’expérience. Au-delà du fixe, la part variable, l’intéressement et les avantages pèsent lourd dans la décision d’un candidat.
Construire une marque employeur attractive
À compétences égales, un candidat choisira l’entreprise dont le projet a du sens et dont la réputation est bonne. Soigner sa marque employeur, valoriser ses projets, ses valeurs et ses perspectives d’évolution, devient un vrai avantage compétitif. Dans un secteur porté par la transition écologique, mettre en avant l’impact concret du travail est un argument fort, en particulier auprès des jeunes générations.
Fidéliser pour ne pas avoir à recruter
Le meilleur recrutement est celui qu’on n’a pas à refaire. Dans un marché où les talents sont courtisés, la fidélisation est aussi importante que l’attraction. Perspectives d’évolution, formation, qualité du management et rémunération à jour du marché sont les leviers qui retiennent les bons profils. Un turnover maîtrisé réduit d’autant la pression sur le recrutement.
Anticiper plutôt que subir
Enfin, les entreprises qui recrutent le mieux sont celles qui anticipent. Cartographier ses besoins à douze ou vingt-quatre mois, entretenir un vivier de candidats et nouer une relation avec un cabinet spécialisé avant l’urgence permet de ne pas se retrouver bloqué au moment de lancer un projet. Dans un marché aussi tendu, l’anticipation fait la différence.
Réussir son processus de recrutement
Attirer un bon candidat ne suffit pas : encore faut-il le convaincre jusqu’au bout. Dans un marché sous tension, un processus trop long fait fuir les meilleurs, qui reçoivent souvent plusieurs offres en même temps. Mieux vaut donc resserrer les délais, limiter le nombre d’entretiens à l’essentiel et donner une réponse rapide. Chaque semaine de retard augmente le risque de voir le candidat signer ailleurs.
Le fond compte autant que la vitesse. Un entretien réussi ne se limite pas à évaluer le candidat : il doit aussi lui donner envie. Présenter le projet d’entreprise, les perspectives d’évolution et l’équipe qu’il rejoindra transforme un simple échange en argument de vente. Dans un rapport de force devenu favorable aux candidats, l’entreprise est aussi jugée qu’elle juge.
Les erreurs à éviter quand on recrute
Plusieurs pièges reviennent souvent. Le premier est de sous-estimer le marché et de proposer une rémunération en dessous des fourchettes, ce qui disqualifie l’offre d’emblée. Le deuxième est de rédiger une fiche de poste trop rigide, qui écarte des profils atypiques pourtant capables de réussir. Le troisième est de négliger l’expérience candidat : un processus opaque, des retours tardifs ou un manque de considération laissent une mauvaise image, y compris auprès des candidats non retenus qui parlent entre eux.
La dernière erreur, la plus coûteuse, est d’attendre l’urgence pour recruter. Un poste ouvert dans la précipitation se pourvoit moins bien et plus cher. Les entreprises qui anticipent leurs besoins et entretiennent une relation continue avec les talents du secteur s’épargnent la plupart de ces écueils.
Combien de temps et à quel coût ?
Le délai de recrutement varie fortement selon la rareté du profil. Un poste junior peut se pourvoir en quelques semaines, quand un profil senior très recherché demande parfois plusieurs mois. Cette durée a un coût caché souvent sous-estimé : chaque semaine où un poste clé reste vacant, ce sont des projets qui prennent du retard et des équipes qui absorbent la surcharge. Raisonner uniquement en coût direct du recrutement, sans intégrer ce coût de la vacance, conduit souvent à de mauvaises décisions.
Faire appel à un cabinet représente un investissement, mais il faut le mettre en regard du temps gagné et de la qualité du recrutement. Un mauvais choix sur un poste stratégique coûte bien plus cher qu’un honoraire de cabinet : période d’essai rompue, projet retardé, nouvelle recherche à lancer. Sur les postes difficiles, sécuriser le recrutement du premier coup est presque toujours l’option la plus économique à l’arrivée.
Recruter, un enjeu stratégique
Dans un secteur en croissance et en pénurie, la capacité à recruter devient un avantage compétitif à part entière. Les entreprises qui savent attirer et retenir les talents avancent plus vite sur leurs projets que celles qui peinent à pourvoir leurs postes. C’est pourquoi le recrutement mérite d’être traité au niveau de la direction, et pas seulement comme une fonction support.
Concrètement, cela signifie anticiper les besoins liés aux projets à venir, entretenir une relation continue avec le marché des talents, et faire du recrutement un réflexe permanent plutôt qu’une réaction à l’urgence. Les entreprises qui adoptent cette posture transforment un handicap subi en véritable levier de croissance.
Questions fréquentes
Pourquoi est-il difficile de recruter dans les énergies renouvelables ?
Parce que le secteur croît plus vite qu’il ne forme de professionnels. Les profils expérimentés sont rares et souvent déjà en poste.
Faut-il passer par un cabinet de recrutement spécialisé ?
Pour les profils rares et stratégiques, c’est souvent le moyen le plus efficace d’accéder à des candidats invisibles sur le marché classique.
Comment attirer les meilleurs candidats ?
En combinant une rémunération juste, une marque employeur soignée et un projet porteur de sens, le tout appuyé par une approche directe des profils ciblés.
Vous recrutez dans les énergies renouvelables ?
EnR Talent est un cabinet spécialisé dans le recrutement des énergies renouvelables. Nous connaissons le marché, les rémunérations et les meilleurs profils. Confiez-nous votre recrutement et gagnez du temps sur vos postes les plus stratégiques.
Article rédigé par Lohic Sainlez, fondateur d’EnR Talent, cabinet de recrutement spécialisé dans les énergies renouvelables.